Ali et Ramazan de Perihan Mağden

Fière, je suis tellement fière que ma traduction du roman de Perihan Mağden est enfin disponible en version papier (les adeptes de la lecture numérique y avaient déjà accès depuis octobre 2013).

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Ali et Ramazan

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publie.monde

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traduire est un acte généreux. c’est aussi un acte difficile, enfin, ça l’est pour moi. ceux qui me connaissent sauront que la traduction est pour moi un geste très fortement lié à mes émotions et mes liens avec mon pays natal.

quelle fierté et quel bonheur de voir mes traductions côte à côte avec celles de Michel Volkovitch dans la collection publie.monde.

fierté encore plus grande de voir ces deux pays ensemble. c’est tellement important.

superbes couvertures aussi de Roxane Lecomte. je ne la remercierai jamais assez pour ces merveilleux ePubs ? MERCI ROXANE !

et merci à toute l’équipe Publie.Net.

maintenant c’est à vous lecteurs, lectrices.

allez, qu’attendez-vous ? … c’est par ici

en résidence (6) : atelier de poésie

la semaine dernière, dans le cadre de ma résidence londonienne, j’ai animé mon premier atelier de poésie.
j’ai choisi des poèmes en turc, d’une auteur turque d’origine arménienne, à traduire en anglais.

Poets Road London

le procédé de ces ateliers organisés par le poetry translation centre est absolument fascinant.
un groupe de maximum 15 personnes se rassemble tous les mois autour du travail d’un poète non anglophone. le traducteur ou la traductrice invité à animer l’atelier propose les poèmes, explique son choix et présente des traductions littérales des poèmes sélectionnés.
les membres du groupe ne connaissent pas toujours la langue source. certains sont linguistes, traducteurs d’autres langues, auteurs, poètes ou curieux, … tous sont des lecteurs de poésie.

c’est donc avec une immense joie que j’ai accepté de présenter le travail de Karin Karakaşlı, auteur dont j’aime énormément le travail   (ses nouvelles, ses chroniques journalistiques, ses livres pour enfant et ses poèmes). la voix de Karin est une voix que j’ai toujours voulu faire entendre ailleurs qu’en Turquie. j’ai d’ailleurs déjà eu l’immense joie de traduire deux de ses nouvelles pour le premier volume de l’anthologie Meydan | La Place (voici un extrait ainsi qu’une lecture en turc de l’auteur sur le site web de Meydan La Place).

il y avait six personnes présentes à mon atelier, dont une seule connaissait la langue turque. c’était assez fascinant de voir comment il est possible de traduire un texte sans pour autant connaître la langue source si nous sommes bien guidé. ici, j’étais le guide. c’était magique de voir se transformer mes traductions littérales en de véritables poèmes. et surtout, d’entendre la justesse de nos choix. choix que nous avons fait ensemble, pendant l’atelier. parfois nous en avons discuté, plus ou moins longuement, parfois c’était juste au premier essai.

ceci me mène à affirmer de nouveau que le geste de traduction n’est pas un geste solitaire. ou du moins, qu’il devient plus riche lorsque nous le partageons. c’est cette générosité-là qui m’intéresse en traduction et je compte bien continuer à travailler ainsi.

en attendant, sur la route des poètes… voici les poèmes de Karin Karakaşlı traduits en anglais.

Poets Road, London